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 beautiful to me (pandoria)

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DRAGMES : 1201

MessageSujet: beautiful to me (pandoria)   Ven 18 Aoû - 12:49

beautiful to me

   Des flocons tombaient doucement, dehors, dans une danse lente et légère, comme des plumes douces et froides que l'on aurait lâchées du haut du ciel. La colonie des Sang-Mêlés, lieu béni où le soleil rayonnait chaque jour de l'année, était sous un doux manteau de neige. Peut-être que Zeus, dieu tout puissant, avait autorisé la neige à tomber. Peut-être que, lui aussi, il ressentait l'esprit de Noël. Peut-être que l'enthousiasme des mortels avait influencé ces dieux millénaires et païens, peut-être qu'eux aussi goûtaient le charme doux et chaleureux des fêtes de fin d'année. Elle-même adorait Noël. C'était sacré. Le moment le plus familial de l'année, qu'elle allait pouvoir partager avec son oncle, Arabella, et Maxon. Leur petit noyau, face au monde entier. Son vingtième Noël. Quelques heures plus tard, elle serait de retour à la Nouvelle-Orléans. En attendant, elle était noyée dans un océan de chaleur confortable, un nuage chaleureux, un duvet de plumes d'oies dans lequel elle s'était enroulée. Une petite grotte immaculée, qui l'isolait du reste du monde, et dans laquelle elle se pelotonnait avec délices. Elle avait dormi sur un nuage, dans les bras de Morphée lui-même. Elle n'était pas sûre que la literie soit si moelleuse et confortable, dans le bungalow sept. Mais connaissant la réputation d'Eros... Des draps de satin et un lit moelleux, c'était le paradis. Le bungalow de Morphée était probablement le seul à le surpasser. Le bungalow de Morphée n'avait pas Pandora.

Elle roula sur elle-même, submergée par plus encore de couette duveteuse et contempla le visage encore ensommeillé de sa petite amie, avant d'effleurer le peau douce de son bras du bout des doigts. Une statue taillée dans l'ivoire la plus délicate. Une déesse, déchue de son trône dans les cieux. Une princesse au front couronné d'or et d'étoiles. Pandora était son erreur la plus belle et douce. La seule exception qu'elle s'était accordée. Elle qui refusait qu'on l'aime, elle qui refusait d'imposer à quiconque la peine immense qui accompagnait le deuil et la mort dans lesquels elle était étroitement liée. Elle allait mourir, un jour. Mais elle était si jeune. Elle avait encore quinze ans devant elle, si tout allait bien. Peut-être plus, si les Moires se montraient généreuses. Moins, si on lui arrachait le peu de temps qui lui restait. Son sablier se vidait, grain par grain. On avait coupé son fil tellement longtemps auparavant. On l'avait condamnée avant même qu'elle ne vienne au monde. Elle l'avait ignoré, au début. L'avait nié. Avait refusé de voir l'inévitable. C'était peut-être aussi pour ça qu'elle fréquentait Pandora. Elle la faisait se sentir si vivante. Inatteignable. Comme si des ailes dorées lui étaient poussées dans le dos. Mais combien de temps avant que, telle Icare, elle s'approche trop du soleil et s'effondre? Combien de temps avant la chute?

Ses doigts dessinaient des spirales enflammées sur la peau de Pandora, dont elle contemplait le visage parfait. Pandora, femme idéale, créée par les dieux eux-mêmes pour entraîner la chute des hommes. Sa propre chute. Elle avait déjà sauté dans le vide.

 

   

   
☆☆☆ Beerus
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Enfant d'Eros
DRAGMES : 348

MessageSujet: Re: beautiful to me (pandoria)   Ven 18 Aoû - 15:12



► colonie des sang-mêlés, SF | hiver 2015
BEAUTIFUL TO ME
victoria d'estaing & pandora beauregard
Abîmes tortueuses, lumière absente, brume récalcitrante s’infiltrant dans ses poumons pour une asphyxie quasi totale, aquarelle de ténèbres s’échappant de toute part pour l’attaquer, rire mauvais s’échappant des murs, présence divine se moquant bien de son sort, gamine crée pour hanter, amusement d’un dieu mineur, prières chantantes cherchant à le repousser, larmes salées sur ses joues de porcelaine. Morphée s’amusant de son sommeil. Si seulement. Elucubrations inhérentes d’un père dont la jalousie devenait maladive, fille le rejetant avant l’heure, fille préférant un autre olympien, un autre homme comme figure paternelle. Reflet l’un de l’autre dans une jalousie sans nom, possession des corps pour un ennui repoussé éternellement. Brides de voix maternelle, incessant et pourtant dans l’incompréhension la plus totale sur le contenu. Miroir s’aventurant sur les murs rocheux de l’endroit, rêve partant dans une folie décadente. Reflet sans visage, cris s’échappant d’une bouche n’existant plus, à trop jouer avec les autres. Victime de son propre pouvoir, visage mortel, visage menant à la délicate folie, les faisant plonger dans les abysses du Styx pour ne plus jamais les revoir. Boîte interdite, amphore dont les hommes à la curiosité trop prenante venait à faire plonger le monde dans un chaos total.

Touché divin, délicatesse de la gente féminine s’échappant sur son épiderme avant de se perdre au loin des les profondeurs de son sommeil paradoxal, iris verdoyantes s’offrant le luxe d’imprimer la silhouette délicate de la brune à ses côtés, reine du soleil levant, princesse de ses nuits, possessive de ces lèvres gonflés sour leurs baisers. Chaleur d’un lit contrant le froid perturbant de l’hiver, un saison si peu appréciée, l’attention des personnes volée par la nature environnante, complication à la séduction emmitouflée dans une cape la gardant au chaud, rouge symbole de son ascendance uniquement cachée à cette période, hiver lui gardant cette part de mystère face aux nouveaux campeurs. « Déjà debout agápi̱ mou ? » Langue emmêlée par un rêve principalement dans la langue antique, déviance des paroles pour alterner entre l’anglais et le grec, cerveau confus d’un réveil trop précoce. Mélancolie d’un temps où ses repos n’étaient point mouvementés par un paternel encore furieux contre elle. « Gods. Ho un debole per te. » Murmure sanctifié, lèvres s’ouvrant trop rapidement, tonalité trop faible, cerveau dans un flou le plus total, se gardant bien de réfléchir avant de murmurer ses mots doux, soulagement d’une gamine se disant qu’au moins c’était en italien et non dans une langue que la belle Apollon pouvait comprendre. Fille d’Apollon à la beauté si pure, concurrente d’Helen de Troie, candidate de la pomme d’or, créatrice du chaos s’insurgeant dans les abîmes de son âme. Princesse à la beauté solaire, princesse dont la nuit ne pouvait éclipser cet éclat se détachant de chaque pores de sa peau, possession d’une fille d’Eros, possession jalousée avant de repartir dans une vie tourmentée par un contrôle complètement inexistant de son don. Délicates bouts de doigts venant capturer une légère mèche brune entravant la beauté naturelle de son amante, jeu inconscient de la gamine comme pour garder les pieds sur cette terre plutôt que de plonger tête première rejoindre son grand-père aux enfers.

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DRAGMES : 1201

MessageSujet: Re: beautiful to me (pandoria)   Ven 18 Aoû - 18:12

beautiful to me

   Des mots qui s'échappaient de lèvres roses qu'elle revendiquait comme étant siennes, des lèvres qui lui appartenaient, aussi fraîches qu'un bouton de fleur sous la rosée. Des iris verts qui caressent son visage, et croisent ses propres yeux. Ses propres lèvres qui s'étirent dans un sourire attendri. « Déjà debout agápi̱ mou ? » Des mots doux, comme une caresse, comme le contact d'une plume légère sur une joue. Mots comme une poésie, comme une mélodie délicate, elle qui est la plus susceptible d'en apprécier le doux refrain, fille des arts. Le grec est dans ses gènes, dans sa nature, dans son âme et son être, fille d'une entité de lumière aussi ancienne que le monde, vestige d'un âge doré depuis longtemps effacé dans les brumes du temps. Ces mots, elle les comprenait, harmonieux et délicat mélange de leurs deux natures, de britannique et de grec, et elle sourit plus encore. Mon amour. La fille d'Eros, qu'elle qualifiait de sienne, fille de l'amour. Ses doigts poursuivaient leur course éperdue contre le bras de Pandora, et ses yeux ne lâchaient pas la sirène aux yeux verts dont elle partageait le lit. 'Tout juste, mon coeur.' D'autres mots s'envolaient vers elle, aussi doux que la caresse du satin sur sa peau, et elle frissonna. « Gods. Ho un debole per te. » Ces mots, elle ne les comprenait pas. Elle goûtait le rythme et l'accent de la langue de Raphaël et de Vinci, savourait le chantant des mots et la manière dont ils glissaient - mais ne les comprenait pas. Leur sens lui échappait, comme le temps qui lui glissait entre les doigts, comme un papillon frêle qu'elle aurait cherché à capturer. Elle, aussi capricieuse que l'océan, elle, qui détestait ne pas savoir, n'insista pas, se contentant d'apprécier le moment et la douce beauté de celle qui partageait sa couche. Elle aurait aimé écraser des fusains pour représenter la courbe de ses cils et l'éclat de ses pupilles, un délicat vert de cobalt pour saisir la teinte si particulière de ses yeux, une ocre pâle pour capturer l'ivoire de sa peau, un flamboyant carmin ou un rose de quinacidrone pour suivre la ligne de ses lèvres. Mais elle ne savait pas peindre, et elle aurait probablement anéanti tous les efforts du panthéon pour créer la sublime créature allongée à ses côtés.

Alors elle captura les doigts de Pandora plutôt que son image, princesse des cieux dont la chaleur faisait fondre les coeurs les plus gelés, emprisonnés par la froide Khioné. L'une de ses mèches de cheveux s'envola vers la princesse de son coeur, emprisonnée entre les doigts de Pandora, et elle ses lèvres esquissèrent une moue amusée. Lèvres dont elle effleura bientôt le dos de la main de celle dont elle s'était éprise, celle qui régnait sans partage sur un univers dont elle chassait les ombres, celle dont elle craignait qu'elle ne brûle les ailes divines qui caractérisaient son céleste père. Alors elle s'appuie sur un coude, la fille dorée du radieux Apollon, tandis que ses cheveux glissent sur son épaule. 'Tu as bien dormi?' Elles sont isolées du monde, les deux princesses, dans un cocon forgé dans un épais duvet chaud, loin des monstres et des dieux, loin des préoccupations des mortels et immortels. 'Tu es magnifique, mon coeur.'
 

   

   
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Enfant d'Eros
DRAGMES : 348

MessageSujet: Re: beautiful to me (pandoria)   Ven 18 Aoû - 20:39



► colonie des sang-mêlés, SF | hiver 2015
BEAUTIFUL TO ME
victoria d'estaing & pandora beauregard
Fille d’Apollon venant lui couper le souffle, princesse du soleil adoucissant cette existence âcre, reine de ses nuits lui offrant palpitations de son coeur à chaque caresse d’un épiderme trop sensible, symphonie des corps célestes s’élevant vers un nirvana bien trop temporaire. Gamines dont l’adrénaline venait rassembler plutôt que de séparer. Lumière mettant un terme, même court, aux ténèbres berçant son existence, petite-fille du gardien de la mort, fille d’une tromperie infâme, fille punie pour ses pensées si innocentes de l’époque. Aphrodite la cruelle en lui offrant le faciès d’une ancienne fille d’Eros partie avant sa propre arrivée, dieux déchus dans l’estime portée, mouvement vide de sens que les prières et don de nourriture. Abandon d’une religion au profit d’une vie se voulant plus simple et pourtant obstacles à franchir s’interposer sur son chemin à chaque sortie, don maudit venant perturber toute énergie acquise de son sommeil. « Good. I hate to make you wait for me. » Sourire de miel prenant possession de ses lèvres, bonheur s’évaporant de chaque parcelle de son corps pour se lover contre celui de la belle brune, iris radiantes, image parfaite du dieu considéré comme un des plus séduisants de l’Olympe, celui ne résistant peu à l’amour avant d’y succomber pleinement et attendre les courroux de ses compères. Gamine de l’amour tendant son coeur en attendant de se faire battre pour ce geste, Aphrodite jamais satisfaite d’une simple relation, rajoutant son sel dedans avant de se plaindre de ses couples favoris jamais ensemble. Gamines apprenant encore la vie et trouvant refuge dans le lit du rejeton d’Eros, gamine dont le coeur semblait pourtant incapable de s’ouvrir après la trahison de son père, exception à la règle que ce soleil pouvait être, un rayon se frayant un chemin à travers les crevasses grandissant avec le temps. « Yes. » Net. Brusque. Bouche s’ouvrant pour se fermer avec une monosyllabe, cauchemar récurrent de ses nuits, incapable de se dire qu’un froncement de sourcil serait élégant sur sa dame de coeur. Aquarelle de distractions, ses doigts s’amusant à vérifier chaque terminaison nerveuse de la solaire demi-déesse avant de reprendre la parole. « And you ? Your beauty doesn’t compare to Aphrodite’s, sweetheart. » Dieux cités pour un rien, nom puissant et pourtant gamine ne craignant leur courroux, que pouvait-elle avoir de pire que sa condition actuelle ? Ce don lui rongeant sa santé physique et mentale ? L’ichor de son sang l’empêchant de retourner auprès des siens, l’empêchant de retrouver ses petits princes Medici à Cagliari. « You know, sometimes I kind of wish to take you to Sicily, show you my spots when I was a little girl. To show you off in front of my babies brothers, Cosimo and Marco but we’re stuck here. This world is too dangerous for the two of us outside of this camp. » Soupir s’échappant de ses lèvres, perdant le contact visuel avec son amante pour offrir ses iris verdoyantes à la beauté du plafond de sa chambre, allongée sur le dos, paroles revenant bien trop souvent dans son esprit.

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MessageSujet: Re: beautiful to me (pandoria)   Mer 30 Aoû - 12:54

beautiful to me

   Les minutes paresseuses qui s'étiraient lentement, tissant autour d'elle un moment qui tendait vers l'infini. Comme si Hélios, Sélène et les Heures avaient décidé, un instant, de ralentir leur course vers une fin inéluctable pour offrir à deux princesses des cieux un brin d'éternité. Comme si un dieu leur avait personnellement offert des minutes douces comme du miel, avant la séparation, inévitable. Un cadeau de Noël. Ténèbres et lumière. Princesse des enfers et princesse des cieux. Deux moitiés. Deux parts d'un même ensemble. Liées par un fil si fin et solide qu'il était difficile de croire qu'il pourrait un jour se rompre. Il devrait se rompre un jour. Elle mourrait. Quinze ans plus tard, si elle avait de la chance. Moins, si sa condition de demi-déesse la condamnait. Fauchée en pleine jeunesse pour maintenir l'équilibre entre mondes mortel et divin. Pour sauver l'univers et les dieux. Parfois, elle pensait que le monde n'en valait pas la peine. D'être sauvé. Et parfois, elle pensait ne pas en valoir la peine non plus. Mais Pandora, elle, en était digne. Une fois, dix fois, cent fois. Son coeur qui tressautait dans sa poitrine à chaque contact, à chaque regard, à chaque mot. Petites filles qui pensaient pouvoir soumettre le monde et ses lois. Lois de la physique contre lois du coeur. Lois de la gravité contre lois de l'attraction. Pandora était sa destination. Elle marchait toujours sur un chemin dans sa direction, même quand elle ne l'était pas. Même quand Pandora ne venait pas à elle. Elles était humaines, et c'était peut-être leur plus grande force. Le sang qui bouillonnait dans leur veines était rouge, et non or. La fugacité de leur existence faisait brûler leurs émotions plus puissamment encore.

« Good. I hate to make you wait for me. » Les mots lui arrachent un sourire tendre, qui dévoilent des dents de nacre. Elle attendrait toujours pour Pandora, s'il le fallait. Corps impossibles à discerner. Incapacité à dire où commençait l'une et où s'arrêtait la seconde. Chaleur humaine qui transcendait l'éternité. Chaleur de mille feux humains dans ce simple contact. Sa quête d'harmonie s'achevait là où se trouvait la princesse de ses nuits. Félicité ultime, anesthésie de toutes ses préoccupations humaines et divines, ataraxie sans fin. L'olympe était une épine tranchante dans son pied délicat, et dont Pandora effaçait sans peine la douleur. Ses lèvres trouvèrent le chemin du poignet de celle qui était sienne, et elle effleura son visage parfait. « Yes. » Le mot tranchant, brut, qui déchire l'harmonie parfaite. Elle ne releva pas, inquiète pourtant. Il y avait des blessures qu'elle ne pouvait guérir, qu'elle ne saurait jamais guérir. Des peines qu'on ne pouvait effacer. Elle frissonna, pourtant, le contact de Pandora envoyant des décharges électriques dans son corps bien trop humain. « And you ? Your beauty doesn’t compare to Aphrodite’s, sweetheart. » Mensonge si doux. Mensonge dont elle s'enveloppait comme d'une douce fourrure. Mensonge du coeur. Elle sourit, et ses yeux se firent plus tendres encore. Elles avaient de la lumière dans le sang et le coeur, elles étaient filles de la beauté incarnée. 'Et la tienne les surpasse toutes, love.' Les mots partaient dans le vent, elle le savait, vite effacés, vite oubliés, aussi brefs que le seraient leurs existences. « You know, sometimes I kind of wish to take you to Sicily, show you my spots when I was a little girl. To show you off in front of my babies brothers, Cosimo and Marco but we’re stuck here. This world is too dangerous for the two of us outside of this camp. » La réalité, trop mortelle pour les filles des immortels. Réalité prête à les dévorer sans merci, monstres attendant le moindre signe de faiblesse pour les réduire à néant. Ils reviendraient toujours. Elles, non. Elle aussi, elle regrettait de ne pas voir le monde, et un bref instant, elle ferma les yeux, s'imaginant la Sicile et ses eaux bleues. Il y avait si longtemps qu'elle n'avait pas voyagé. Elle avait vu l'Europe et l'Asie, avait négligemment exploré une partie du monde avant de réaliser qu'il lui restait si peu de temps pour le voir. Sa vie, arrachée par les dieux. Mais elle sourit, cherchant à se montrer positive. 'J'adorerais y aller, un jour.' Un jour. Il lui restait si peu de temps. Elle lova alors son visage dans le cou de sa compagne, et embrassa la peau douce de sa nuque. Elle n'étaient que des petites filles à qui on avait tout pris.
 

   

   
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Enfant d'Eros
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MessageSujet: Re: beautiful to me (pandoria)   Dim 10 Sep - 14:21



► colonie des sang-mêlés, SF | hiver 2015
BEAUTIFUL TO ME
victoria d'estaing & pandora beauregard
Sabliers du temps s’arrêtant en harmonie pour laisser deux âmes en paix durant quelques précieuses minutes, le froid hivernal se déversant sur la colonie, chaleur de la chambre leur offrant un refuge à s’en damner, gamines ne cherchant qu’à s’aimer librement dans le plus grand des secrets, oubli du caractère volage de la gamine du dieu de l’acte sexuel, gamine au coeur en peine depuis des années, cette trahison fatale de son propre père envers son enfant pour des paroles si innocentes, jalousie à s’en damner, jalousie à en mourir. Soleil levé depuis si longtemps, une fantaisie s’échappant de leurs mains avant un retour brutal à la réalité, des paroles douces leur offrant un amour si paisible. « Did you really have to go ? Can’t you stay with me here ? We don’t even have to move from this bed, I can send one of my brothers for food and clothes. » Désespérée de la garder pour elle, mouvement involontaire d’une gamine bien trop attachée à une brune rythmant son coeur par la mélodie de sa vie, gamine n’ayant plus qu’une bombe à retardement à la place de cet organe vital, ce danger de l’amour la menaçant que trop bien depuis qu’elle connaissant la sublime fille d’Apollon, ceux dont elle aurait du se méfier plutôt que de tout prendre à la légère, Victoria ne restant que l’unique faiblesse qu’elle pourrait avoir. Pandora et ses pouvoirs, Pandora et son espoir perdu, celle qui avait eu tellement peur de montrer son vrai visage à la brune, celle qui s’en rendait malade de ne pas être assez pour les autres. « I’ll be with you from dusk till dawn babygirl. » Promesse s’effritant par les méandres du temps, promesse lancée, celle dont elle pourrait agrémenter de la parole solennel du Styx avec, gamine ne se rendant point compte que sa propre vie n’était qu’une mascarade destinée à faire rire les dieux, cette vie qui n’était plus que régie par ses six années sans la propre connaissance de la principale intéressée. Coeur oubliant ses propres limites sous les lèvres de la brunette, iris verdoyantes se fermant sous les baisers, palpitations incontrôlables la renvoyant sur le trône de Zeus, maîtresse de l’Univers avec la belle dans ses bras, se sentant revivre sous chaque baiser. « Gods, I love you Vicky. » Ses oreilles incapables de discerner autre son que celui que pouvait faire la belle déesse de ses nuits, incapable de discerner ce que sa propre bouche pouvait bien sortir sous l’effet de l’adrénaline, sous le plaisir retentissant de son épiderme, chaque parcelle mise en émoi par celles de sa partenaire. Le bout de ses doigts venant effleurer la douceur des hanches de la jeune femme, chaque dessin représentant leur histoire inconsciemment, chaque toucher restant éphémère avant de se poser sur une nouvelle parcelle, pêchés capitaux devenant si délicieux avec sa compagne, chaque débauche s’offrant à la sicilienne pour son plus grand plaisir, petite-fille du gardien de la morte, gamine de la vie, antithèse sacrée par son seul bonheur irradiant de ce lit.

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