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 water, fire and blood (ananké)

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Enfant de Poséïdon
DRAGMES : 290

MessageSujet: water, fire and blood (ananké)    Dim 13 Aoû - 19:14

See, everywhere I go I got a million different people tryna' kick it. But I'm still alone in my mind. I know you're dying to meet me But I can just tell you this. Baby, as soon as you meet me, You'll wish that you never did.


Les lames s’entrechoquaient dans un tintement régulier, et Silena, jeune et farouche, se mouvait selon les pulsions de son corps fatigué. Vingt-trois ans. Vingt-trois années qu’elle se battait pour un but qu’elle ne comprenait pas elle-même, laissant les vagues de son âme tourmenter son être tout entier. Vingt-trois ans que son propre esprit se déchirait en deux, donnant une partie de lui-même à un frère avec lequel elle ne partageait pas seulement le même sang, mais également le même cœur. Vingt-trois années qu’elle cherchait en vain le chemin vers une vérité et bafouée, dont elle ne trouvait même pas l’issue. Elle était prisonnière d’un labyrinthe sans sortie, perdue entre les murs de pierres étanches à ses appels à l’aide. Elle avait vingt-trois ans, mais c’était encore bien trop peu pour comprendre le but de sa destinée. Peut-être même, qu’elle n’en avait pas, de destinée. Elle était contrainte de vivre une vie de héros, sans même montrer au monde de quoi son âme était faite. Elle était contrainte de se battre toute une éternité contre les cibles invisibles, ne sachant pas laquelle d’entre elles mettrait fin à celle-ci. Car elle le savait, les demi-dieux ne vivaient jamais longtemps. Tout ce qu’elle espérait, au fond, c’est de ne jamais voir son frère s’écrouler devant ses prunelles fragiles, car elle n’y survivrait pas non plus, la gamine. L’océan de ses yeux s’éteindrait pour n’y laisser qu’une flamme glacée, vide de cette fougue qu’elle peinait à contrôler. Au final, rien ne valait de vivre une vie sans celui qui lui donnait tout son sens. Sans Marius, elle n’était rien. Sans lui, elle ne serait plus qu’une mer sans vagues. Incomplète.
L’instrument des mers brillait sous les éclats du soleil, projetant ses rayons dans les iris de l’adversaire. Elle avait abandonné l’épée pour une arme qu’elle métrisait, la sirène, ne sachant pas quoi faire du bout de métal qui luisait dans sa paume. Il y avait un océan qui bouillonnait dans ses veines en ce même instant, et si on ne pouvait apercevoir que l’écume, blanche et lisse, qui perlait à sa surface, c’était un vrai ouragan qui se déployait en son être.  Car c’était bien là, que résidait sa puissance. Dans ce trop-plein d’impulsivité qui vivait sous la carapace douce et fragile qu’elle s’efforçait de maintenir en place. Sauf qu’elle se brisait, dans ces moments-là, dans ceux où tout ce qui comptait était de gagner. La furie remplaçait la naïade.  L’océan remplaçait le lac. Elle explosait, faisant croitre le tonnerre dans sa poitrine, faisant sortir la tempête dans sa trachée, faisant sortir la fureur de ses veines. Car ce n’était plus que du poison qui en sortait, et le mélange du liquide vermeil et de l’ichor doré lui donnait une détermination nouvelle, qui empoisonnait ceux qui n’y croyaient pas. Elle était la fille des eaux, la fille des ouragans. La terre tremblait sous sa fureur, son trident transperçait tous les cœurs. Car elle avait beau posséder cet équilibre que tout le monde avait appris à connaître en elle, quand on regardait à travers l’azur de ses yeux, on y voyait l’océan. Certain jour, on voyait quel était son humeur, mais la plupart du temps, il était énigmatique, mystérieux. Incompréhensible. Elle était comme ça Silena, incomprenable. Comme la mer, comme son père. « Tu t’améliores, Silena. Fais attention à ta garde, tout de même. J’aurais pu te tuer dix fois en l’espace de deux minutes si j’avais été un monstre. » L’émeraude des iris de l’instructeur était aussi froide que son regard lui-même. Glacial. Impitoyable. Il transperçait la peau de Silena à chaque coup d’œil sur celle-ci, plantant des poignards aiguisés dans son dos de sirène. Il en attendait toujours plus, toujours mieux de la fille de Neptune. Enfant de l’un des Trois Grands, elle se devait de tous les surpasser. Mais elle ne s’en sentait pas capable. Son ouragan avait beau se déchaîner dans son faible corps, elle se trouvait toujours incapable de manier correctement une arme. La seule qui lui convienne parfaitement se trouvait être l’instrument des mers lui-même, un trident forgé dans les eaux profondes qui royaume de son père. Et même avec cela, elle sentait une faiblesse grandir dans son corps. Elle n’était pas Marius, ni Gabriel. Elle n’était pas forte. Elle n’était pas puissante comme eux. Et elle venait à se dire, parfois, qu’elle n’était que le fruit raté d’une union divine. « Heureusement que tu n’étais pas un monstre, alors… » L’ironie perlait au coin de ses lèvres, alors que son regard se dirigeait vers son arme étendue en sol et que son échine se courbait face à sa propre honte. Elle avait échoué, elle avait été désarmée, une fois de plus. Et le lendemain, elle échouerait de nouveau, encore et encore, jour après jour. La sirène n’était bonne qu’en présence d’eau, incapable de quoi que ce soit éloignée de sa force vitale. Elle avait été éloignée si longtemps de l’océan, étant plus jeune, qu’elle se trouvait désormais incapable de vivre sans. Oui, elle était devenue prisonnière de sa propre source de pouvoir, ne sachant pas comment en sortir. « Vas voir Ananké, là-bas. Fille d’Héphaïstos, vous avez à peu près le même niveau en combat. Je ne sais pas sur qui parier, mais ça risque d’être beau à voir. L’eau et le feu, quoi de mieux pour un duel haut en couleur ? » L’émeraude brillait maintenant dans les iris de l’instructeur, déroutant l’azur de ceux de Silena. La chevelure de la fille des forges brillait au loin, à l’unisson avec l’ankou qu’elle tenait en main. Elle se dirigeait d’un pas vif mais peu assuré en direction de l’enfant du feu, sentant sa détermination l’abandonner à chaque pied mit en avant. Mais c’est d’une voix puissante qu’elle interpella le sujet de son inquiétude. « Hé, l’Héphaïstos ! » Ses prunelles océan rencontrèrent l’ambre de son adversaire, mêlant le feu à la glace. Un sourire timide se glissa au coin de ses lippes, mais son regard, lui, brillait d’une flamme bleutée et glaciale. « On m’a dit de venir te voir pour un combat. Ça te tente ? » Arme en main, elle savait, désormais, qu’elle ne pouvait plus reculer.
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